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Une si jolie robe - Fan Wu - Livre chine

Une si jolie robe - Fan Wu - Livre chine

Une si jolie robe - Fan Wu - Livre chine

Titre : Une si jolie robe
Auteur : Fan Wu
Pays : Chine
Note : une-si-jolie-robe - fan Wu Chine


Prix : 18.43 Eur
pages : 286
Editeur : : Philippe Picquier

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Lorsque Yan et Ming se rencontrent, l’attirance est immédiate. Pourtant elles ont bien peu de choses en commun, si ce n’est qu’elles étudient dans la même université de Canton. Ming a dix-sept ans, elle est plutôt naïve et solitaire, vit dans un monde fait de livres, de musique et d’imagination. Yan a vingt-quatre ans, elle appartient à la minorité des Miao, elle est belle, sexy, provocante et manipulatrice. Leur rencontre sera brève, intense, et changera pour toujours la vie de Ming. Un roman qui raconte la découverte de l’homosexualité par deux jeunes Chinoises, une histoire d’amour interdit et de perte, « originale et inoubliable, le roman de Wu Fan déborde de passion, de vitalité et d’espoir. Les jeunes filles de ce livre sont les filles et les petites-filles de « Chinoises ». Elles sont le produit d’une société à la fois moderne, expansive, et repliée sur elle-même, à cause du communisme » (Xinran, auteur de « Chinoises »).
Extrait choisi:

Dix minutes plus tard, je me relevai et m’accroupis devant elle. Je voulais lui demander ce qui n’allait pas mais elle s’était endormie. Assise en tailleur à ses côtés, j’entendais sa paisible respiration. Au dessus d’une chemise blanche, elle portait un gilet noir brodé dont elle n’avait pas boutonné les deux derniers boutons du haut. La moitié de l’ovale de son visage avait dans la clarté de la lune une délicate pâleur cireuse. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes sur les derniers mots qu’ elle n’avait pas dits, le rouge de sa lèvre inférieure avait un peu bavé, sans doute se l’était elle mordue comme je l’avait déjà vue faire.
En observant ses lèvres, j’eus soudain envie de les embrasser. J’écartai quelques mèches de cheveux sur son front et plaçai ma main sous ses narines pour sentir son souffle tiède. Penchée sur sa bouche, je me relevai précipitamment à la première palpitation de ses paupières. Mais elle ne s’était pas réveillée. Elle marmotta quelques mots et replia ses bras sur sa poitrine, comme si elle avait froid…

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